Comment l’expatriation a changé mon alimentation:

Comment l’expatriation a changé mon alimentation:

Avant de partir en Australie en 2015, je m’étais renseignée sur les habitudes alimentaires australiennes, et j’ai très vite compris que les standards n’étaient pas les mêmes qu’en France et que j’allais devoir faire attention à ce que j’allais manger pour ne pas prendre de poids pendant mon séjour. Entre les burgers et les fish and chips il est parfois difficile de garder une alimentation saine et équilibrée. 

Ma première année à Brisbane, ma principale inquiétude était la prise de poids. J’ai donc fait attention à ce que je mangeais, j’ai évité les fast food, et surtout j’ai gardé un rythme où je mangeais un vrai déjeuner et un repas plus léger le soir. Les Australiens font le contraire. Ils ne prennent pas le temps de déjeuner c’est en général un snack rapide. Par contre ils mangent énormément le soir et surtout beaucoup de viandes rouges. 

Le bilan de cette première année est plutôt positif car je n’ai pas pris de poids. En revanche j’ai commencé à avoir des maux de têtes et des migraines que je n’avais pas lorsque j’étais en France. Étant sous pilule j’ai pensé que c’était un effet secondaire de celle-ci. Je ne me suis pas inquiétée plus que ça. 

L’année dernière avec Julien nous avons commencé à nous informer sur la façon dont nous pouvions réduire notre impact personnel sur le réchauffement climatique mais aussi comment être en meilleur santé. C’est après avoir regardé un reportage très interessant mais aussi alarmant que nous avons découvert que nous pourrions combiner les deux, en réduisant notre consommation de viande rouge. C’est aussi une façon de refuser de participer à la façon dont les animaux sont traités dans les abattoirs. Nous avons commencé par réduire notre consommation de viande rouge à une fois par semaine. Nous avons également arrêté de boire du lait de vache pour ne consommer que du lait de soja ou d’amande, et nous avons aussi réduit notre consommation de fromages. On ne va pas se mentir, ça n’a pas été facile. Que ce soit Julien ou moi nous aimions mangé un bon steak une fois de temps en temps. 

Vivant loin de nos familles et amis, il a été facile de mettre en place ce nouveau rythme de vie sans trop de questions. Nos amis en Australie sont très relax, ils ne nous ont jamais posés trop de questions. Par contre il nous a été plus difficile de suivre cet équilibre lorsque nous sommes rentrés en France pour trois semaines. 

Pour ne pas imposer notre nouveau rythme alimentaire à nos familles et amis, nous avons  évoqué nos nouvelles habitudes mais pour ne pas déranger et/ou avoir le sentiment de se justifier nous avons mangé de la viande, et du fromage.

Je dois avouer que le fromage, il n’en dépendait que de moi de ne pas en manger, mais c’est tellement bon surtout après un an… Nous étions en France que pour trois semaines, nous avons donc voulu profiter au maximum de nos familles et amis sans trop de complication. 

Le point de non retour:

Le bilan de ce yoyo alimentaire a eu des effets négatifs sur mon corps et mon bien-être. Mon corps avait commencé à s’habituer à une nouvelle routine alimentaire, moins grasse et moins chimique que je n’ai pas respectée  pendant trois semaines. À notre retour en Australie je ne me sentais pas bien dans ma peau, mes migraines étaient de retour, et j’étais très souvent ballonnée. Je m’en suis voulue de ne pas avoir assumé  ce nouveau mode de vie. Pour moi être végétarien ce n’est pas simplement de plus manger de viande, c’est un style de vie. C’est assumer l’idée que nous ne voulons pas participer à la maltraitante des animaux, au réchauffement climatique cause par l’industrie bovine mais aussi à l’absorption d’hormones dont notre corps n’a pas besoin. Je réalise seulement maintenant que mes migraines venaient sûrement de mon alimentation. Je me souviens avoir dit  à une de mes amies qu’il fallait que je fasse quelque chose car j’avais le sentiment que mon corps ne pouvait plus supporter ce surplus d’hormone. J’ai appris à mes dépends ce que c’était de savoir écouter son corps. 

C’est en fin d’année que mon corps a réagi et a pris une décision que j’avais du mal à assumer. Je me suis réveillée un matin avec des démangeaisons horribles sur les jambes et les bras. Pendant plus de trois semaines je me suis gratté  à sang, c’était invivable. J’ai alors compris que le yoyo alimentaire que j’ai infligé à mon corps entre septembre et décembre était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Je devais désormais me tenir à une alimentation équilibrée sans viande rouge. Je n’en ai pas mangée depuis plus de deux mois maintenant, et tout est rentré dans l’ordre. Il est encore un peu tôt pour faire un bilan sur mes migraines, mais restons positifs je n’en ai pas eu depuis deux mois, juste des maux de têtes. 

Ce que j’avais commencé à faire petit à petit l’année dernière je l’applique maintenant dans ma vie de tous les jours jusqu’aux produits d’entretien que j’utilise pour faire le ménage, les produits que j’applique sur ma peau, et ce que nous mangeons avec Julien. 

Pour vous donner un exemple, avant lorsque j’avais des migraines je prenais un cachet pour me soulager maintenant je vais utiliser des huiles essentielles. Pour nettoyer l’appartement j’utilise des désinfectants naturels ainsi que du vinaigre blanc. Pour la nourriture, j’ai complètement banni la viande rouge, je mange encore du poulet de temps en temps, du poisson et beaucoup de légumes, Nous faisons très attention à la qualité des produits que nous achetons. Nous sommes toujours en phase d’apprentissage avec Julien, mais nous sommes heureux des changements que nous avons déjà apportés dans nos vies. 

Maintenant même lorsque nous sommes invités je n’ai plus peur de dire que je ne mange plus de viande rouge et que je devient peu a peu végétarienne. Je n’imposerais plus à mon corps de la nourriture qui ne me convient pas!  

Je suis curieuse de savoir ce que vous avez pensé de cet article mais surtout si l’expatriation a aussi changé votre alimentation et à quel niveau. 

Comme d’habitude vous pouvez me laisser un commentaire sous cet article, vous pouvez  également m’envoyez un message sur:

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